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Les poèmes du recueil Monsieur Monsieur publié par. Jean Tardieu en 1951 sont portés à la scène. Mis en musique, ils sont joués, chantés, incarnés par le geste, accompagnés et parasités par les percussions. Christoph Koenig chante ses compositions et s’accompagne aux claviers. Le comédien Matthias Urban lui répond à coups de poèmes, monologues ou dialogues de deux messieurs perdus dans quelque transfert du quotidien. 


Entre ces deux messieurs qui parlent et chantent se promène un troisième monsieur muet mais bruyant, le percussionniste Thierry Debons. Tantôt clownesque, tantôt pensif, il interfère dans le dialogue par les percussions, traditionnelles ou créées pour le spectacle. Il colore et accentue rythmiquement les voix et les mélodies du piano, puis suspend les paroles pour faire entendre le bruit dérangeant des choses, amplifié sous les doigts, les baquettes, l’archet et le pinceau.


Sur scène, le monde est mis en boîtes, formé, encastré. Un mini-piano et un bugle tiennent dans des cubes de 50 cm3 où les mains et la bouche des musiciens s’insèrent. Des percussions dans des demi-lunes, un clavier dans une caisse, une grosse-caisse dans un tambour roulant. Pour Monsieur Monsieur, la plasticienne et performer Geneviève Favre Petroff et l’ingénieur Antoine Petroff ont créé un monde de formes géométriques qui s’éclairent de l’intérieur, juxtaposition de petits rangements où les élans existentiels de Monsieur et Monsieur se trouvent à l’étroit et la grandiloquence d’âme étriquée jusqu’au désespoir comique.


Piano, chant et composition : Christoph Koenig

Jeu : Matthias Urban

Percussions : Thierry Debons

Scénographie : Geneviève Favre Petroff

Technique : Antoine Petroff

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